Votre foie est en conversation constante avec votre cerveau à propos de ce que vous mangez, et une nouvelle étude révèle un canal clé dans ce dialogue. Des chercheurs du Pennington Biomedical Research Center ont identifié un circuit spécifique dans le rhombencéphale qui répond à une hormone hépatique appelée FGF21, permettant au corps d'ajuster l'appétit, les choix alimentaires et la combustion des calories en fonction de la quantité de protéines que vous consommez.
La recherche
L'étude, publiée dans Cell Reports et dirigée par le Dr Christopher Morrison, s'est concentrée sur le facteur de croissance des fibroblastes 21 (FGF21), une hormone produite par le foie qui signale les niveaux de protéines alimentaires. L'équipe a cartographié la voie neuronale utilisée par FGF21 pour influencer le comportement. Ils ont découvert que les neurones d'une région du rhombencéphale sont à la fois nécessaires et suffisants pour les changements métaboliques qui se produisent lorsque l'apport en protéines alimentaires est faible. Sans ces neurones du rhombencéphale, les souris ne pouvaient pas ajuster leur appétit ni leur dépense énergétique en cas de restriction protéique. Cette découverte remet en question la croyance de longue date selon laquelle l'hypothalamus est la principale région cérébrale contrôlant le métabolisme, suggérant plutôt un système plus intégré où le rhombencéphale joue un rôle de premier plan.
Pourquoi c'est important
La capacité de votre cerveau à surveiller et à répondre à ce que vous mangez est essentielle pour maintenir l'équilibre énergétique. Cette étude montre que le foie envoie des signaux hormonaux au rhombencéphale, qui modifie alors rapidement le comportement alimentaire et le taux métabolique. Pour quelqu'un de curieux de son propre cerveau, cette recherche souligne à quel point la nutrition affecte profondément le fonctionnement cérébral, même les parties du cerveau responsables des comportements de survie de base. Comprendre cette voie pourrait conduire à de meilleurs traitements contre l'obésité et les troubles métaboliques en « accordant » les médicaments basés sur FGF21 pour cibler ces circuits neuronaux spécifiques, améliorant potentiellement leur efficacité tout en minimisant les effets secondaires.
Ce que vous pouvez faire
Bien que cette recherche implique des thérapies encore en développement, vous pouvez soutenir votre cerveau et votre métabolisme dès aujourd'hui en assurant un apport adéquat en protéines pendant les repas. Les aliments riches en protéines aident à maintenir une énergie stable et peuvent soutenir les signaux régulateurs normaux du cerveau. De plus, faites attention à la façon dont votre appétit change selon les différents repas - c'est votre cerveau qui répond aux signaux nutritionnels.
Source : Neuroscience News
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