Pendant des années, les scientifiques ont utilisé des modèles d'IA pour imiter la manière dont le cerveau des primates reconnaît les objets — le soi-disant flux visuel ventral. Mais le flux dorsal, qui gère le mouvement et la perception spatiale, a pris du retard en raison du manque de données neurales à grande échelle. Aujourd'hui, une équipe dirigée par Ethan B. Trepka et ses collègues à Stanford et dans des institutions partenaires a publié STSBench, un ensemble de données qui capture l'activité de plus de 2 000 neurones uniques dans le sulcus temporal supérieur (STS) de macaques rhésus regardant des vidéos naturelles. Cette augmentation de près de 50 fois par rapport aux ensembles de données antérieurs sur le flux dorsal ouvre la voie à la construction de modèles computationnels plus précis de la façon dont nous percevons le mouvement et l'emplacement.
Les chercheurs ont enregistré les réponses neuronales pendant que les singes regardaient des milliers de clips vidéo naturels uniques, garantissant que les données reflètent le traitement visuel réel. Ils ont démontré que STSBench peut être utilisé pour évaluer des modèles de codage — des algorithmes qui prédisent l'activité neuronale à partir d'entrées visuelles — et même pour reconstruire ce que l'animal a vu à partir de sa seule activité cérébrale. Ce travail, accepté à NeurIPS 2025, représente une avancée majeure dans la compréhension du rôle du flux dorsal dans la vision, complétant le flux ventral bien étudié.
Pourquoi c'est important pour votre cerveau
Comprendre le flux dorsal n'est pas seulement académique. Cette voie est cruciale pour des tâches comme attraper une balle, se déplacer dans une pièce bondée ou conduire une voiture. En fournissant un ensemble de données robuste, STSBench permet aux chercheurs de développer de meilleurs modèles d'IA capables de prédire et d'expliquer comment notre cerveau traite le mouvement et l'espace. Pour quiconque s'intéresse aux capacités cognitives, cette recherche souligne que différents réseaux cérébraux traitent différents types d'informations visuelles, et que l'IA peut nous aider à décoder ces processus. Savoir que votre cerveau possède des circuits spécialisés pour la reconnaissance des objets (ventral) et la perception du mouvement et de l'espace (dorsal) peut éclairer la manière dont vous entraînez votre esprit — par exemple, des activités comme les sports ou les jeux vidéo qui exigent des jugements spatiaux rapides peuvent renforcer l'efficacité du flux dorsal.
Ce que vous pouvez faire
Pour garder votre flux dorsal en forme, engagez-vous dans des activités qui défient votre perception du mouvement et votre raisonnement spatial : jouez à des jeux vidéo rapides, pratiquez des sports nécessitant une coordination œil-main, ou essayez des puzzles spatiaux comme des labyrinthes et des tangrams. Ces exercices fondés sur des preuves peuvent aider à maintenir les circuits neuronaux responsables du traitement de l'emplacement des choses et de leur mouvement.
Source : arXiv q-bio.NC
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