Dans une étude révolutionnaire, des chercheurs ont utilisé un casque d'interface cerveau-ordinateur (BCI) portable pour détecter la conscience cachée chez des patients souffrant de lésions cérébrales graves, doublant presque le taux de détection, de 39 % à 69 %.
Publiée dans Communications Medicine par des scientifiques de l'Université de Bath (Royaume-Uni), l'étude a examiné 42 patients souffrant de troubles prolongés de la conscience (PDoC) ou de syndrome d'enfermement (LIS). Ces conditions laissent les individus conscients mais incapables de bouger ou de parler, ce qui conduit souvent à un diagnostic erroné d'inconscience. Les tests standard au chevet du patient reposent sur des réponses physiques comme le suivi oculaire ou le fait de sursauter, mais jusqu'à 40 % des patients minimalement conscients sont classés par erreur comme inconscients.
L'équipe a développé un casque EEG léger et portable qui enregistre l'activité cérébrale pendant que les patients imaginent des actions motrices simples, comme lever la main gauche ou les deux pieds. Une innovation clé : au lieu d'une seule séance de test, les patients ont suivi plusieurs séances d'entraînement avec un retour auditif en temps réel. Lorsque le BCI détectait le signal cérébral attendu, un son confirmait la réussite. Ce neurofeedback a permis aux patients d'affiner leurs stratégies mentales au fil du temps, rendant leurs ondes cérébrales distinctes et cohérentes. En moyenne, le cadre multi-sessions a augmenté la détection de la conscience cachée de 39 % (en utilisant les listes de contrôle comportementales traditionnelles seules) à 69 %. Parmi ceux qui montraient une modulation fiable des ondes cérébrales, 90 % ont progressé vers une phase de questionnement par étapes où ils utilisaient différentes imageries motrices pour répondre à des questions de base par oui ou par non.
Le chercheur principal, le Dr [Nom], neuroscientifique cognitif à Bath, a noté : « Cette approche donne une voix à ceux qui ne peuvent pas parler. Elle améliore non seulement le diagnostic, mais pourrait éventuellement permettre une communication de base. »
Pourquoi c'est important pour votre cerveau
Bien que cette étude cible les patients gravement blessés, elle souligne un principe universel : votre cerveau peut apprendre à contrôler sa propre activité avec de la pratique et du feedback. Tout comme les patients ont renforcé leurs signaux d'imagerie motrice au fil des séances, les cerveaux sains peuvent aiguiser l'attention, la mémoire ou la relaxation grâce au neurofeedback, à la méditation ou à un entraînement ciblé. La capacité de moduler les ondes cérébrales est entraînable.
Ce que vous pouvez faire
Même sans BCI, vous pouvez pratiquer une concentration intentionnelle quotidiennement. Passez 10 minutes à imaginer un mouvement spécifique (par exemple, soulever un verre) en détail vivant, les yeux fermés. Avec le temps, vous remarquerez peut-être une amélioration de la concentration et de la clarté mentale. Pour l'amélioration cognitive, essayez nos exercices d'entraînement cérébral conçus pour booster la vitesse de traitement et la mémoire de travail.
Source : Neuroscience News
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