Pour la première fois, des scientifiques ont assemblé un génome complet et sans lacune du ouistiti commun, un petit singe qui développe naturellement un déclin cognitif lié à l'âge. Cette réalisation, publiée dans Cell, fournit une carte à haute résolution des gènes associés aux maladies d'Alzheimer et de Parkinson, ouvrant de nouvelles voies pour comprendre et potentiellement traiter ces affections.
La recherche
Des chercheurs de l'Université de Californie à Santa Cruz, dirigés par l'étudiante au doctorat Prajna Hebbar et le professeur Benedict Paten, ont travaillé avec le consortium Telomere-to-Telomere (T2T) pour séquencer le génome du ouistiti de bout en bout. Ils ont ensuite comparé cette référence aux données génomiques de population de 230 ouistitis individuels. Cela leur a permis de cartographier des séquences de haute qualité pour 76 gènes connus pour être associés à Alzheimer et à Parkinson chez l'humain, et ils ont découvert de nouvelles variantes de transcrits de PSEN1, un gène fortement lié à la maladie d'Alzheimer familiale à début précoce.
L'étude a également entièrement résolu le complexe majeur d'histocompatibilité (CMH), une région immunitaire complexe qui a été difficile à séquencer chez d'autres primates. De plus, ils ont constaté que les ouistitis présentent un schéma unique de réarrangement de l'ADN ribosomal, avec une distribution spécifique au sexe, ce qui pourrait avoir des implications pour la compréhension de l'évolution du génome.
Pourquoi c'est important pour votre cerveau
Les ouistitis sont plus étroitement liés aux humains que les souris, et ils présentent naturellement un déclin de mémoire lié à l'âge. Cela en fait un modèle inestimable pour étudier comment les changements génétiques contribuent au vieillissement cognitif chez l'humain. En disposant d'un génome de référence complet, les chercheurs peuvent désormais identifier avec précision les variations génétiques chez les ouistitis qui reflètent les schémas de maladie humaine, aidant à cibler des cibles médicamenteuses potentielles ou des biomarqueurs pour Alzheimer.
Cette recherche démontre également que le séquençage complet du génome devient plus rapide et moins coûteux, ouvrant la voie à une médecine personnalisée où votre propre génome pourrait être utilisé comme référence pour la santé cérébrale préventive.
Ce que vous pouvez faire
Bien que vous ne puissiez pas changer vos gènes, vous pouvez prendre des mesures pour soutenir la santé cérébrale : rester physiquement actif, maintenir une alimentation équilibrée riche en oméga-3, stimuler votre esprit avec des puzzles et de nouvelles compétences, et dormir de qualité. Des tests cognitifs réguliers, comme sur iqgenio.com, peuvent vous aider à suivre votre acuité mentale au fil du temps.
Source : Neuroscience News
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