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La perte d'œstrogènes pourrait expliquer le risque de maladie d'Alzheimer chez les femmes

La perte d'œstrogènes pourrait expliquer le risque de maladie d'Alzheimer chez les femmes

Un espace largement négligé entre les cellules cérébrales pourrait détenir la clé pour comprendre pourquoi les femmes sont plus vulnérables à la maladie d'Alzheimer. Une nouvelle recherche de l'Université Northwestern montre que la perte d'œstrogènes après la ménopause déclenche un effondrement structurel de la matrice extracellulaire (MEC) du cerveau, l'échafaudage moléculaire qui remplit 20 % du volume cérébral et soutient la fonction de mémoire dans l'hippocampe.

La recherche

Le Dr Hong Zhao et le Dr Serdar Bulun de la Feinberg School of Medicine de l'Université Northwestern ont dirigé l'étude, publiée le 26 mai dans Aging Cell. Ils ont utilisé des souris génétiquement modifiées dépourvues d'aromatase—l'enzyme nécessaire à la production d'œstrogènes—pour isoler les effets du vieillissement et de la perte d'œstrogènes selon le sexe. L'équipe a constaté que les souris femelles âgées, mais pas les mâles, subissaient une dégradation généralisée de la MEC dans l'hippocampe lorsque les niveaux d'œstrogènes cérébraux baissaient.

Près des deux tiers des Américains atteints d'Alzheimer sont des femmes. Les scientifiques soupçonnent depuis longtemps que la perte d'œstrogènes après la ménopause supprime un bouclier neuroprotecteur naturel, mais le mécanisme restait flou. Cette étude déplace l'attention des neurones vers la MEC, qui fonctionne comme du mortier entre les briques, permettant aux cellules cérébrales de communiquer. La dégradation de la MEC chez les femmes pourrait expliquer leur vulnérabilité accrue.

Pourquoi c'est important

Les traitements actuels de la maladie d'Alzheimer comme le lecanemab et le donanemab se concentrent sur l'élimination des plaques amyloïdes, mais leurs bénéfices réels sont modestes et débattus. Cette étude suggère une nouvelle voie thérapeutique : au lieu de simplement éliminer les amas de protéines, les futurs traitements pourraient viser à réparer la MEC—l'échafaudage de soutien du cerveau. Cela pourrait conduire à des thérapies hormonales substitutives plus sûres et ciblées qui protègent la mémoire avant qu'il ne soit trop tard.

Ce que vous pouvez faire

Bien que ces résultats soient précliniques, ils soulignent l'importance de la santé cérébrale pendant la ménopause. Si vous êtes préoccupé par les changements cognitifs, parlez à votre médecin de vos niveaux d'œstrogènes et de vos antécédents familiaux d'Alzheimer. Adoptez un mode de vie sain pour le cerveau : exercice régulier, alimentation équilibrée et activités mentalement stimulantes peuvent tous aider à soutenir votre MEC.

Source : Neuroscience News

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