Une nouvelle méthode de culture en « village cellulaire » a permis à des scientifiques de suivre comment les cellules souches neurales se développent et survivent dans de nombreux contextes génétiques, révélant un moteur génétique clé derrière la surcroissance cérébrale dans l'autisme.
La recherche
Des chercheurs de l'UCLA, dirigés par le Dr Michael F. Wells et le premier co-auteur Tim Derebenskiy, ont développé une approche de « village cellulaire » où des cellules progénitrices neurales provenant de dizaines de donneurs génétiquement distincts sont cultivées ensemble dans un même puits. En regroupant les cellules, ils éliminent le bruit technique des boîtes séparées, rendant les différences de taux de croissance plus susceptibles d'être dues à la génétique.
Pour interpréter les données complexes, ils ont construit un outil statistique appelé Townlet. Ce cadre distingue la croissance biologique réelle des artefacts mathématiques causés par les données de composition proportionnelle.
Dans leur étude publiée dans l'American Journal of Human Genetics, ils ont appliqué la méthode pour étudier la délétion 16p11.2, une variante génétique liée à l'autisme et à la macrocéphalie (cerveau élargi). En comparant des cellules poolées de 12 porteurs de la délétion à celles de 11 témoins, ils ont constaté que la délétion accélère intrinsèquement la division cellulaire, fournissant un mécanisme pour la surcroissance cérébrale précoce.
De plus, dans un « village cellulaire » de 35 donneurs, ils ont cartographié les taux de division cellulaire de base à un locus régulateur près du gène ZFHX3, qui régule les limites de division pendant le développement neurobiologique. Dans une autre expérience avec 39 donneurs exposés au plomb toxique, ils ont trouvé de vastes différences de viabilité (allant de 20 % à 90 % de mort cellulaire) contrôlées par un locus près de ARNT2, un gène de réponse au stress.
Pourquoi c'est important
Cette plateforme permet aux chercheurs d'inclure beaucoup plus de diversité génétique dans une seule expérience, ce qui facilite l'identification de la façon dont nos gènes influencent la santé cellulaire. Comprendre ces moteurs génétiques pourrait aider à expliquer pourquoi certaines personnes sont plus vulnérables à certaines maladies ou toxines, et potentiellement conduire à des stratégies de prévention personnalisées.
Ce que vous pouvez faire
Bien que vous ne puissiez pas changer votre génétique, rester informé sur votre propre santé cognitive reste précieux. Envisagez de suivre votre acuité mentale au fil du temps et de stimuler votre cerveau avec de nouvelles activités pour maintenir sa vitalité.
Source : Neuroscience News
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